Voile

L'origine juive du voile pour les femmes

Ivan SEGRE - "La réaction philosémite"- Editions Lignes 2009 – note en p. 133

Yves-Charles Zarka, dans un supplément à la revue « Cités » qu'il dirige, « Droit de cités » (N°1), écrit : « Céder si peu que ce soit sur le refus du voile dans l'espace public serait interprété comme une victoire de l'Islam contre l'Occident impur et corrompu, contre les valeurs sur lesquelles repose la société française. [...] Le voile est à la fois un signe religieux est une marque de discrimination, il est le symbole de l'instauration d'une société de quasi-apartheid qui oppose hommes et femmes comme citoyens de classes différentes et qui accorde aux hommes la possession et la maîtrise du corps, de la liberté et même de la vie des femmes. »

L'obligation pour une femme de recouvrir sa chevelure et d'abord une antique injonction rabbinique, avant d'être musulmane, avec cette nuance que, dans la tradition juive, elle ne concerne que la femme mariée, et non la femme pubère (outre qu'elle s'en acquitte aussi bien, selon nombre de décisionnaires, notamment ashkénazes, en recouvrant sa chevelure d'une perruque, fût-elle blonde et soyeuse).

Reste que, hormis cette nuance - conceptuellement décisive, mais c'est là une autre question -, l'exégèse ethno-culturelle de Zarka s'applique aussi bien à la tradition musulmane qu'à la tradition juive. Et ce dernier évoque « l'espace public »...

Les Juifs observants ont donc du souci à se faire (...)

(LDL)

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