Terrorisme juif

Baruch Goldstein, terroriste sioniste, vénéré comme un héros

LDJ (France) - http://www.liguedefensejuive.com/il-y-a-25-ans-mourait-barouch-goldstein-2014-02-22.html

Le 25 février 2014, à l'occasion de l'anniversaire de la mort de Baruch Goldstein, la "Ligne de Défense Juive" française - un groupe activiste sioniste ayant régulièrement recours à la violence auquel le gouvernement français accorde une protection tacite des plus étranges - a publié sur son site web un portrait de cet assasin, qui en dit long sur la nature fondamentalement raciste de l'idéologie sioniste qu'ils partagent.

Extraits :

Baruch Goldstein est un médecin israélien qui tua en 1994 à Hébron 25 colons arabes et en blessa 125 autres. Dans l’affrontement [1] il fut tué le 25 Févier 1994. Baruch Goldstein devint un héros pour de nombreux patriotes israéliens.

Né dans le quartier de Brooklyn à New York, d’une famille juive orthodoxe, il est marié et père de quatre enfants. Son épouse se prénomme Myriam. C’est le rabbin Meir Kahane [2] qui les a unis, sur la rampe d’accès au mont du Temple et non, comme Goldstein le souhaitait sur le mont du Temple lui-même.

Il suivit des études religieuses dans une Yeshiva et des études médicales à l’Albert Einstein College of Medicine. Devenu médecin, il émigra en Israël et s’engagea dans l’armée israélienne comme médecin militaire.

En 1984, il se présente aux élections législatives sur la liste du Kach. Après avoir fait son aliyah [3], il servit dans l’armée israélienne en tant que médecin d’abord comme appelé puis réserviste.

En 1985, lors d’une opération militaire de maintien de l’ordre, un soldat israélien tira dans les jambes d’un palestinien. Celui-ci fut conduit à l’hôpital où le Dr Goldstein se trouvait en service. Goldstein refusa de dispenser des soins au palestinien [4]. Menacé de passer en cour martiale, il fit une déclaration où il dit: « Je ne suis pas disposé à soigner des non-juifs. Je ne reconnais que deux autorités religieuses : Maïmonide et Meir Kahane ». (Meir Kahane fut également dirigeant du Kach).

Ce refus de Goldstein, en fait, n’était pas une lubie personnelle, mais l’application directe d’une injonction du Talmud de Maïmonide, dont il se réclamait, si bien que les autorités religieuses juives prirent sa défense et parvinrent à empêcher l’armée de le punir pour avoir désobéi aux ordres. Malgré son refus de fournir une assistance médicale aux non-juifs, Goldstein fut conservé dans l’armée comme médecin militaire avec le grade de capitaine.

En novembre 1990, suite à l’assassinat à New-York du rabbin Meir Kahane, Goldstein diffuse un tract menaçant : « de nombreux actes de vengeance interviendront après la perte d’une vie juive, et surtout après la perte aussi importante d’un juste. » .

En 1993, il est accusé d’avoir versé de l’acide sur les tapis de la mosquée du caveau des Patriarches qu’il fréquente régulièrement.

Après avoir quitté l’armée, il s’installa dans la colonie de Kiryat Arba près d’Hébron, où il exerça sa profession de médecin.

Le rabbin Yitzchak Ginsburgh du mouvement Loubavitch, publie avec trois autres membres du mouvement Kahane un recueil d’articles et de messages de soutien dans un livre de 540 pages intitulé Baroukh l’homme. Ouvrage à la mémoire du docteur Barouck Goldstein, le Saint - Que Dieu venge son sang.

Il y indique que le geste de Goldstein constitue « un accomplissement de nombreux commandements de la loi juive », que « la vie d’un juif vaut plus que celle d’un non-juif », et incite à « tuer un non-juif en cas de risque, même faible, qu’il agisse (même indirectement) en vue de porter atteinte à des vies en Israël ».

Dov Lior, le principal rabbin de Kiryat Arba, auquel Goldstein s’était adressé pour son instruction religieuse et décrit à l’époque comme un « savant talmudiste » et un « rabbin de droite de premier plan », déclare dans l’homélie funéraire qu’il prononce devant un millier de personnes à Kiryat Arba que Goldstein est « plus saint que tous les martyrs de la Shoah », conduit au désespoir par l’inaction du gouvernement [israémlien] contre le terrorisme arabe.

Dans une lettre ouverte publiée deux mois après les funérailles de Goldstein par le magazine Meimad, Dov Lior se dit « surpris que de grands spécialistes de la Torah aimant Israël aient été prompts à porter des jugements sans connaître l’arrière-plan et les circonstances qui l’ont forcé à cet acte [...] Des gens mourraient devant lui et il avait entendu crier « Tuez les Juifs !» dans le caveau le jour de Pourim [...] Je suppose que tout cela réuni l’a conduit à cet acte extrême. Je ne prends pas position mais je lui donne plutôt le bénéfice du doute, comme il nous est recommandé de le faire »

Il maintient les termes de son éloge : « Un Juif qui est tué parce qu’il est juif devrait certainement être appelé un martyr, tout comme nous parlons de martyrs de la Shoah sans chercher à savoir comment ils ont vécu leur vie auparavant »

Yigal Amir, le futur assassin présumé [5] du premier ministre israélien Yitzhak Rabin, assista à la cérémonie funéraire. On peut lire sur sa tombe : «Ici gît un saint, Dr. Baruch Kappel Goldstein, bénie soit la mémoire d’un homme juste et saint, que Dieu venge son sang, à celui qui dévoua son âme aux juifs, au judaïsme et au pays juif. Ses mains sont innocentes et son cœur est pur. Il fut tué en martyr de Dieu le 14 Adar, jour de Pourim de l’an 5754 ».

[1] Il n'y a eu aucun "affrontement", mais un massacre commis par Goldstein contre des musulmans désarmés en prière dans leur lieu de culte. Tandis qu'il rechargeait son arme dans le but de poursuivre le massacre de ces civils, il fut maîtrisé par les survivants qui, dans leur colère, le battirent à mort.
[2] Meir David Kahane (né à Brooklyn, New York en 1932 - assassiné à Manhattan, New York en 1990) était un rabbin et un homme politique israélo-américain d'extrême-droite, prônant une ligne nationaliste favorable au "Grand Israël" et au transfert de tous les Palestiniens des territoires occupés, et incluant les Arabes vivant en Israël, hors de ce pays. Fondateur de l'organisation ligue de défense juive (JDL) aux États-Unis puis de Kach, un parti politique israélien d'extrême-droite, il devint député à la Knesset lors des élections de 1984. Il est exclu du parlement après que Kach a été déclaré comme un parti raciste par le gouvernement israélien.
[3] Emigration vers Israel. Voir ICI
[4] Pour mémoire, le "Serment d'Hippocrate", dans ses différentes variantes modernes, fait obligation aux médecins de soigner sans discriminations d'aucune sorte
[5] Yigal Amir n'est pas "l'assassin présumé" de Yitzhak Rabin, puisqu'il a été condamné à la prison à vie pour ce crime, commis au cours d'une "manifestation pour la paix" à Tel Aviv. Il a expliqué au cours de l'enquête avoir pris la décision de commettre cet assassinat au cours des funérailles de Baruch Goldstein, dont il voulait pousuivre la lutte contre le (pseudo-)processus de paix.
(LDL)

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