Livni ( Tzipi )

La météoritique ascension d'un ancien agent du service "action" du Mossad ayant participé à la "chasse aux Palestiniens" en Europe

d'après The Sunday Times - 1er juin 2008

Tzipi Livni, qui a successivement occupé depuis 2001 de nombreux postes ministériels, puis fut Ministre des Affaires étrangères et passa longtemps pour être la mieux placée pour prendre la succession d’Ehoud Olmert comme Premier Ministre après avoir pris la tête en septembre 2008 du parti Kadima, est un ancien agent de la branche « action » du Mossad, et plus exactement du "Kidon", une petite équipe d'à peine une cinquantaine de personnes, principalement composée de tueurs particulièrement aguéris. Elle fut impliquée dans les années 1980 dans une série de «missions» dans les capitales européennes visant à éliminer physiquement des « terroristes » palestiniens. C’est ce qu’on rapporté, 25 ans plus tard, un certain nombre de ses anciens « collègues », qui ont notamment indiqué qu’elle était en « service actif » au moment de l’assassinat de Mamoun Meraish, membre important de la direction de l’OLP, abattu le 21 août 1983 à Athènes.

Elle n’aurait toutefois pas participé au meurtre proprement dit – Mamoun Meraish avait été abattu par deux hommes circulant à moto, qui s’étaient glissés à hauteur de son automobile dans la circulation – mais elle avait joué un rôle, non précisé, dans l’opération.

Peu après cet assassinat, elle avait démissionné et était retournée en Israël pour y terminer des études de droit, antérieurement interrompues après une seule année.

Tzipi Livni avait intégré le Mossad après avoir quitté l’armée israélienne avec le rang de lieutenant. Le Mossad l’avait basée à Paris, d’où elle se déplaçait à travers toute l’Europe occidentale pour participer à des opérations contre les « terroristes arabes ».

Tzipi Livni ne souffle jamais mot des années qu’elle a passé dans les services du Mossad Quant à son rôle exact, un de ses anciens collègues s’est contenté de préciser qu’elle « n’était pas employées dans les bureaux » et qu’elle « collaborait avec des agents masculins, le plus souvent des commandos ». Sa principale partenaire féminine de l’époque, Mira Gal (qui est plus tard devenue son chef de cabinet), a quant à elle ajouté que « les risques étaient tangibles » et que « à la moindre erreur le résultat aurait été une arrestation et des conséquences désastreuses pour Israël ».

Livni a de qui tenir : ses parents ont tous deux fait l’objet de poursuites pour crimes terroristes dans les années 1940 (dans la Palestine sous mandat britannique). Sa mère Sarah, décédée à l’âge de 85 ans, a appartenu à un commando de l’Irgoun, et s’est vantée peu avant sa mort d’avoir participé à l’attaque d’un train circulant entre Jérusalem et Tel Aviv pour y voler 35.000 £ au bénéfice de l’organisation terroriste juive. Quant à son père, il a été condamné à 15 ans de prison pour sa participation à l’attaque d’une base militaire britannique, mais il s’était échappé.

(LDL)

Les titres et intertitres sont de la rédaction du site